Le 26 septembre 2025, par Urbanitas.fr. Temps de lecture : deux minutes.
La vie dans la ville
Le 26 septembre 2025, par Urbanitas.fr. Temps de lecture : deux minutes.
Sécurité alimentaire et cueillette de champignons
Comme tous les ans au début de l’automne, l’autorité sanitaire française (Anses) alerte sur les risques d’intoxications liés à la consommation de champignons cueillis en forêt. L’agence de santé note, en outre, un usage de plus en plus massif des applications sur smartphone pour identifier les champignons sauvages. Problème : ces applications, pas toujours fiables, peuvent conduire leurs utilisateurs à des erreurs d’identification graves, pouvant entraîner dans le pire des cas une intoxication mortelle.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a lancé le 25 septembre 2025 une nouvelle mise en garde contre l’usage des applications de reconnaissance des champignons sur téléphone portable. Cette alerte intervient dans un contexte préoccupant : environ 500 intoxications liées à la cueillette et à la consommation de champignons ont été recensées par les centres antipoison français depuis le 1er juillet 2025.
L’agence sanitaire constate une augmentation nette des cas depuis le début du mois de septembre et anticipe un pic d’intoxications en octobre, période traditionnellement propice à la cueillette mycologique. Cette recrudescence s’explique notamment par les conditions météorologiques favorables au développement des champignons et par l’engouement croissant pour les activités de cueillette.
Les erreurs d’identification constituent la principale cause de ces empoisonnements. En 2024, la confusion entre le clitocybe de l’olivier, champignon très toxique poussant en touffes sur les bois morts, et les girolles ou chanterelles comestibles a représenté la source d’intoxication la plus fréquente. Cette méprise entraîne des troubles digestifs parfois sévères : douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhées et déshydratation.
Les cas les plus graves concernent l’amanite phalloïde, parfois confondue avec la coulemelle. Ce champignon mortel peut provoquer des hépatites fatales. La consommation de cette espèce hautement toxique illustre les conséquences dramatiques que peuvent avoir les erreurs d’identification, particulièrement lorsque les cueilleurs se fient uniquement aux technologies numériques.
Face à ces risques, l’Anses rappelle les règles essentielles de sécurité : cuire les champignons au moins vingt minutes, ne ramasser que les espèces parfaitement connues, et faire contrôler sa récolte par un pharmacien ou une association de mycologie en cas de doute. L’agence insiste également sur l’interdiction absolue de donner des champignons cueillis aux jeunes enfants, population particulièrement vulnérable.
Les statistiques de 2024 soulignent l’ampleur du phénomène : du 1er juillet au 31 décembre, 1 363 personnes présentant des symptômes ont contacté un centre antipoison après avoir consommé des champignons en France métropolitaine. Parmi ces cas, trois décès ont été déplores et trois personnes ont développé une insuffisance rénale chronique, témoignant de la gravité potentielle de ces intoxications.
Au-delà des erreurs d’identification, d’autres facteurs peuvent causer des intoxications : consommation de champignons en mauvais état, mal conservés, insuffisamment cuits ou ingérés en trop grande quantité. Ces différents éléments soulignent l’importance d’une approche prudente et éclairée de la cueillette et de la consommation des champignons sauvages.
Urbanitas.fr
Ressource : Cueillette des champignons : vigilance face aux risques d’intoxications (anses.fr)
Anses, intoxication alimentaire, amanite phalloïde, clitocybe de l’olivier, mycologie, centre antipoison, cueillette champignons, sécurité alimentaire.
Territoire | Le 14 février 2026, par Urbanitas.fr.
Architecture et urbanisme | Le 30 janvier 2026, par Urbanitas.fr.
Architecture et urbanisme | Le 29 janvier 2026, par Urbanitas.fr.