Le 5 juin 2026, par Urbanitas.fr. Temps de lecture : deux minutes.
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Économie de la filière vitivinicole mondiale
En 2025, la planète n’a jamais aussi peu bu de vin depuis près de sept décennies. L’Organisation internationale de la vigne et du vin tire la sonnette d’alarme : avec 208 millions d’hectolitres consommés, le recul atteint 2,7 % sur un an — et 14 % depuis 2018.

La consommation mondiale de vin a poursuivi sa chute en 2025, s’établissant à 208 millions d’hectolitres (Mhl), soit un recul de 2,7 % sur un an, selon le bilan annuel publié le 12 mai 2026 par l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). Ce niveau, inédit depuis 1957, traduit une érosion désormais structurelle : depuis 2018, la consommation mondiale s’est contractée de 14 %.
Derrière ce repli généralisé, plusieurs dynamiques se conjuguent : des changements de préférences générationnelles, une diversification des boissons alcoolisées et non alcoolisées, un pouvoir d’achat durablement sous pression depuis la crise sanitaire, ainsi qu’une hausse persistante des prix à la production et à la consommation. Sur les dix premiers marchés mondiaux, seul le Portugal a enregistré une progression de la demande en 2025, portée par la consommation intérieure.
Trois pays ont tout particulièrement alimenté ce déclin. Les États-Unis, longtemps premier marché mondial en expansion soutenue, ont vu leur consommation se tasser de 4,3 % à 31,9 Mhl ; l’OIV y décèle « une combinaison de raisons économiques et comportementales », mêlant désaffection des jeunes pour l’alcool, arbitrages budgétaires et mutation des habitudes de boisson. L’incidence des droits de douane instaurés par l’administration Trump reste, à ce stade, difficile à isoler au milieu de ces facteurs, a précisé le directeur de l’OIV, John Barker.
Premier consommateur de l’Union européenne (UE), la France a enregistré un nouveau fléchissement de 3,2 % à 22 Mhl : la baisse de l’intérêt des consommateurs pour le vin est en effet établie depuis plusieurs décennies déjà. L’UE, qui représente encore 48 % de la consommation mondiale, voit parallèlement l’Italie se replier de 9,4 % à 20,2 Mhl, et l’Allemagne comme l’Espagne accentuer leur recul. Hors Union européenne, la Grande-Bretagne, la Russie et la Suisse suivent la même tendance baissière ; à l’inverse, le Brésil et le Japon figurent parmi les rares marchés en progression.
La Chine constitue le cas le plus saillant de cette désaffection : onzième consommatrice mondiale en 2025 alors qu’elle occupait encore le sixième rang en 2020, elle n’a absorbé que 4,8 Mhl l’an passé, soit une chute de 13 % sur un an et de 61 % depuis 2020, dans un contexte économique intérieur sous tension.
Du côté de l’offre, la production mondiale continue elle aussi de se contracter sous l’effet des aléas climatiques. En 2025, le vendange mondial s’est établi à 227 Mhl, en légère progression par rapport à 2024 — une année historiquement déficitaire — mais en retrait de 9,4 % par rapport à la moyenne quinquennale. La filière vitivinicole se trouve ainsi confrontée à une équation inédite : une demande en net affaissement et une production qui, quoique légèrement relevée, demeure structurellement en deçà de ses références historiques.
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Marché mondial du vin : seul pays en croissance. — En 2025, parmi les dix premiers marchés mondiaux du vin, quel est le seul pays dont la consommation a progressé ?
A. L’Australie. — B. Le Portugal. — C. Le Brésil.
Le Portugal
Facteurs du déclin de la consommation de vin. — Parmi les éléments suivants, lequel n’est pas cité parmi les causes du recul de la consommation mondiale de vin ?
A. La montée de la consommation de cannabis légal. — B. L’érosion du pouvoir d’achat depuis la crise sanitaire. — C. La diversification des boissons chez les jeunes consommateurs.
La montée de la consommation de cannabis légal
Rang de la Chine parmi les marchés vinicoles mondiaux. — Quelle évolution le marché chinois du vin a-t-il connue entre 2020 et 2025 ?
A. La Chine est devenue le premier marché mondial grâce à sa croissance démographique. — B. La Chine a fortement réduit sa consommation et reculé dans le classement des marchés mondiaux. — C. La Chine a maintenu une consommation stable malgré un contexte économique tendu.
La Chine a fortement réduit sa consommation et reculé dans le classement des marchés mondiaux
Production viticole mondiale et climat. — Comment la production viticole mondiale a-t-elle évolué en 2025 par rapport à la moyenne des cinq années précédentes ?
A. Elle a dépassé cette moyenne, grâce à des conditions climatiques favorables. — B. Elle est restée conforme à cette moyenne, après une année 2024 exceptionnelle. — C. Elle est demeurée nettement en dessous de cette moyenne, malgré un rebond par rapport à 2024.
Elle est demeurée nettement en dessous de cette moyenne, malgré un rebond par rapport à 2024
Incidence des droits de douane américains sur la consommation de vin. — Quelle est la position de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) concernant l’effet des droits de douane américains sur la consommation de vin aux États-Unis ?
A. L’OIV estime que ces droits de douane sont la cause principale du recul de la consommation américaine. — B. L’OIV juge impossible d’isoler leur incidence au sein d’un faisceau de facteurs économiques et comportementaux. — C. L’OIV considère que ces droits de douane n’ont eu aucun effet mesurable sur la consommation.
L’OIV juge impossible d’isoler leur incidence au sein d’un faisceau de facteurs économiques et comportementaux
Notions associées : consommation de vin, Organisation internationale de la vigne et du vin, filière vitivinicole, production viticole, marché mondial du vin, pouvoir d’achat, droits de douane.
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