Le 30 octobre 2025, par Urbanitas.fr. Temps de lecture : deux minutes.


L’Europe renforce son réseau d’antennes spatiales avec une quatrième station en Australie

Exploration spatiale et télécommunications

L’Agence spatiale européenne (ESA) a inauguré le 4 octobre 2025 en Australie une quatrième antenne spatiale profonde de 35 mètres de diamètre. Cette infrastructure, installée à New Norcia, rejoint les trois autres antennes opérationnelles situées en Argentine et en Espagne. Elle permettra de maintenir les communications avec les missions scientifiques européennes évoluant dans le système solaire, notamment Euclid, HERA, BepiColombo et Juice. Face à l’augmentation considérable des données transmises depuis 1998 et la multiplication des missions spatiales, l’ESA prévoit déjà la construction d’une cinquième antenne pour répondre aux besoins croissants en capacités de communication.


L’Agence spatiale européenne a procédé le 4 octobre 2025 à l’inauguration d’une nouvelle antenne spatiale profonde sur le site de New Norcia, en Australie. Cette installation de 35 mètres de diamètre constitue la quatrième antenne de ce type dans le réseau de l’ESA, rejoignant une première antenne déjà présente sur le site australien ainsi que deux autres dispositifs opérationnels en Argentine et en Espagne. Ces infrastructures spécialisées sont conçues pour établir des communications avec des engins spatiaux situés dans les profondeurs du système solaire.

Cette extension du réseau au sol vise à accompagner l’ensemble des missions scientifiques européennes en cours et futures. Parmi celles-ci figurent le télescope spatial Euclid, la mission HERA actuellement en transit vers l’astéroïde Didymos, la sonde BepiColombo dédiée à l’étude de Mercure, ou encore Juice qui doit rejoindre l’orbite de Jupiter.

Davantage de données à transmettre

Selon Simon Plum, responsable des opérations de mission à l’ESA, ces réseaux de stations terrestres constituent un élément indispensable sans lequel l’exploration et la science spatiales ne pourraient tout simplement pas exister. Qu’il s’agisse d’engins en orbite terrestre, positionnés aux points de Lagrange, ces zones stables du système solaire utilisées pour l’observation, sur la Lune ou plus loin encore, le pilotage des satellites dépend entièrement de ces infrastructures au sol.

Au-delà du contrôle des engins, ces antennes remplissent une fonction tout aussi cruciale en permettant le rapatriement sur Terre des données collectées par les instruments scientifiques embarqués, qui constituent la finalité même de ces missions d’exploration. Or depuis l’inauguration de la première antenne de ce réseau en 1998, les volumes de données échangés avec les engins spatiaux ont connu une croissance considérable. Cette évolution s’explique par plusieurs facteurs concomitants : les instruments scientifiques sont devenus plus performants et génèrent davantage de données, tandis que le nombre de missions spatiales poursuit sa progression. Face à cette demande croissante en capacités de communication, Mehran Sarkarati, responsable de la division ingénierie des stations au sol de l’ESA, a précisé qu’un projet de construction d’une cinquième antenne était déjà à l’étude.

Sur le plan technique, la nouvelle infrastructure australienne présente les mêmes caractéristiques que les trois autres antennes profondes du réseau européen. Elle est capable de communiquer avec des engins spatiaux situés à plus de deux millions de kilomètres de la Terre, en utilisant les bandes de fréquence X, K et Ka. Pour détecter les signaux extrêmement ténus émis par des sondes très éloignées, plusieurs composants de l’antenne sont maintenus à des températures cryogéniques de l’ordre de -263 °C, soit une température proche du zéro absolu qui améliore considérablement la sensibilité de réception.


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Entités liées

Agence spatiale européenne, télécommunications spatiales, station au sol, mission spatiale, système solaire, point de Lagrange, télescope spatial Euclid, sonde spatiale


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