Le 24 juin 2026, par Urbanitas.fr. Temps de lecture : trois minutes.
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Les records thermiques de la canicule de 2026
Les 23 et 24 juin 2026, la vague de chaleur qui frappe la France depuis la mi-juin a franchi un seuil inédit dans l’histoire météorologique du pays : Météo-France a qualifié le mardi 24 juin de « journée la plus chaude jamais enregistrée », surpassant la référence que constituait la canicule d’août 2003.

La vague de chaleur torride qui s’abat sur la France depuis la mi-juin 2026 a inscrit deux journées dans les annales météorologiques : les 23 et 24 juin ont pulvérisé des records absolus, toutes saisons confondues, pour les températures diurnes comme nocturnes. Météo-France dresse un bilan sans précédent depuis le début des mesures instrumentales en 1947.
L’intensité d’une journée à l’échelle nationale est mesurée par l’indicateur thermique national (ITN), calculé à partir de la moyenne des relevés de 30 stations de référence réparties dans l’Hexagone. Cet indicateur se décline en trois variantes : maximale, minimale et globale. Dès le lundi 23 juin, l’ITN des températures maximales a atteint 37,8 °C, effaçant le précédent record national absolu qui datait du 5 août 2003 (37,7 °C) ; Météo-France a ainsi décrit cet après-midi comme « le plus chaud jamais enregistré ». L’ITN global journalier a par ailleurs été annoncé en soirée à 29,2 °C, un record pour le seul mois de juin.
La nuit suivante, de lundi à mardi, a elle aussi inscrit son nom dans les annales : avec un ITN des températures minimales de 21,6 °C — contre 21,4 °C lors de la nuit du 25 juillet 2019 —, elle est devenue la nuit la plus chaude jamais enregistrée en France. À Pouzauges (Vendée), le thermomètre n’est pas descendu en dessous de 28,7 °C ; des records locaux absolus de chaleur nocturne ont également été battus à Cholet (26,9 °C), Poitiers et Limoges (26,2 °C chacun), Rennes (26 °C), Le Havre (25,7 °C), Bourges (24,6 °C) et Tours (24 °C).
Le paroxysme de cet épisode a été atteint le mardi 24 juin. L’ITN global a été établi à 29,9 °C, effaçant les records conjoints du 25 juillet 2019 et du 5 août 2003 (29,4 °C chacun), tandis que l’ITN des températures maximales a atteint 38,2 °C, surpassant de 0,5 °C le record d’août 2003 : la canicule de juin 2026 dépasse donc en intensité de pic celle qui avait jusqu’ici servi de référence absolue. Des valeurs extrêmes ont été relevées dans de nombreuses localités, particulièrement à l’ouest du pays : 44,3 °C à Pissos (Landes), 43,3 °C à Cazaux (Gironde), 42,2 °C à Niort (Deux-Sèvres), 42,1 °C à Bordeaux et 41,3 °C à Rennes. Ces mesures constituent des records absolus pour ces stations, tous mois confondus.
La nuit de mardi à mercredi, bien que n’ayant pas égalé le record nocturne établi la veille, est demeurée éprouvante, avec un ITN des températures minimales de 21,5 °C selon des données provisoires. De nouveaux records locaux ont néanmoins été enregistrés : 25,8 °C au plus frais à Villacoublay (Yvelines), 25,4 °C à Paris et 25,2 °C à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), témoignant d’une absence quasi totale de répit nocturne sur l’ensemble du territoire.
La vigilance rouge canicule, niveau d’alerte maximal, a été déclenchée pour 58 départements pour les journées de mercredi et jeudi. Météo-France anticipe des températures maximales de 39 °C à 42 °C sur la grande moitié ouest du pays et prévient que « de nouveaux records sont à attendre, y compris tous mois confondus ». L’organisme national de prévision demeure prudent sur la durée totale de l’épisode, mais l’établit d’ores et déjà comme comparable en sévérité à la vague de chaleur d’août 2003, qu’il devrait « dépasser en termes d’intensité maximum ».
Urbanitas.fr
L’indicateur thermique national. — Sur combien de stations météorologiques est calculé l’indicateur thermique national (ITN) en France ?
A. 10 stations réparties dans les grandes métropoles. — B. 30 stations réparties dans l’Hexagone. — C. 100 stations couvrant l’ensemble du territoire.
30 stations réparties dans l’Hexagone
La géographie des records de chaleur. — En juin 2026, quelles régions de France ont enregistré les températures maximales les plus extrêmes ?
A. Le nord-est et l’Alsace. — B. L’ouest et le sud-ouest. — C. La région parisienne et la Normandie.
L’ouest et le sud-ouest
La comparaison avec la canicule de 2003. — En quoi la canicule de juin 2026 se distingue-t-elle de celle d’août 2003, selon Météo-France ?
A. Elle a duré plus longtemps. — B. Elle a dépassé 2003 en intensité de pic. — C. Elle a provoqué davantage de victimes.
Elle a dépassé 2003 en intensité de pic
Les niveaux d’alerte météorologique. — Quel est le niveau d’alerte déclenché par Météo-France pour les épisodes de chaleur les plus dangereux ?
A. Vigilance orange. — B. Vigilance rouge. — C. Vigilance noire.
Vigilance rouge
La nature des records nocturnes. — Qu’est-ce qui caractérise un record de température nocturne dans le relevé météorologique ?
A. La valeur la plus élevée atteinte entre minuit et six heures du matin. — B. La valeur la plus haute enregistrée au moment le plus frais de la nuit. — C. La moyenne des températures relevées toutes les heures entre le coucher et le lever du soleil.
La valeur la plus haute enregistrée au moment le plus frais de la nuit
Notions associées : canicule, vague de chaleur, Météo-France, indicateur thermique national, record de température, canicule de 2003, vigilance rouge, réchauffement climatique.
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