Le 18 mai 2026, par Urbanitas.fr. Temps de lecture : deux minutes.


Hantavirus : une mission scientifique déployée à Ushuaïa pour élucider l’origine du foyer

Épidémie de hantavirus à bord d’un navire de croisière

Une équipe de l’Institut Malbran de Buenos Aires se rend à Ushuaïa la semaine du 18 mai 2026 pour capturer des rongeurs et rechercher la présence du hantavirus. L’objectif : déterminer si la ville touristique est bien à l’origine du foyer apparu à bord du navire Hondius.

Virus-Enveloppes / Israfil Dough
Virus-Enveloppes / Israfil Dough © Urbanitas, 2026

Une mission scientifique organisée par l’Institut Malbran (Instituto Nacional de Enfermedades Infecciosas, INEI) de Buenos Aires, référence argentine en infectiologie et en épidémiologie, est attendue à Ushuaïa au cours de la semaine du 18 mai 2026. Son objectif : capturer des rongeurs sauvages dans la région, vecteurs éventuels de l’agent pathogène hantavirus, en particulier de la souche « Andes » — récemment observée dans des transmissions d’humain à humain sur un navire de croisière. Juan Petrina, directeur de l’épidémiologie de la province de la Terre de Feu, a annoncé que les résultats des analyses devraient être disponibles dans un délai de quatre semaines, sous réserve de la prudence que commande ce type d’investigation.

La décharge à enfouissement d’Ushuaïa, suspectée, écartée du dispositif

Ce déploiement scientifique intervient dans un contexte épidémiologique sensible : le navire de croisière Hondius avait quitté le port d’Ushuaïa le 1er avril 2026, avant qu’un foyer de hantavirus n’y soit détecté à bord. Depuis lors, les autorités locales s’emploient à écarter toute responsabilité de la ville dans la chaîne de contamination. Selon elles, aucun cas de hantavirus n’a été notifié dans la province depuis que la déclaration de la maladie est devenue obligatoire, il y a trente ans ; le rat à longue queue (Oligoryzomys longicaudatus), principal vecteur de la souche Andes sur le continent sud-américain, en serait également absent.

M. Petrina a souligné que la situation épidémiologique de la zone « n’a pas beaucoup changé » depuis le départ du navire, et qu’aucun nouveau cas n’a été recensé, quarante-cinq jours après les faits. Les sites précis où seront réalisées les captures de rongeurs n’ont pas encore été arrêtés, mais des discussions sont en cours entre la province et les scientifiques mandatés. Des informations non confirmées officiellement évoquaient la possibilité que le cas zéro — un ressortissant néerlandais amateur d’ornithologie — se soit rendu dans une décharge à enfouissement d’Ushuaïa pour observer des charognards, et y aurait contracté la maladie. M. Petrina a néanmoins écarté tout prélèvement au sein de la décharge elle-même, les rongeurs urbains qui s’y trouvent n’étant pas susceptibles de porter le virus ; les investigations porteront plutôt sur les zones périphériques.

Face aux inquiétudes du secteur touristique, la ministre provinciale de la Santé, Judit di Giglio, et le président de la Chambre de Tourisme, Patricio Cornejo, ont réaffirmé que la province constituait un territoire sûr, tant pour ses habitants que pour les visiteurs. Ce dernier a déploré la diffusion, depuis l’étranger, d’informations erronées quant à une éventuelle origine locale de la contagion.


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Ressources et liens

Ressource : Hantavirus des Andes (sambuc.fr)

Ressource : Rongeurs (sambuc.fr)

Entités liées

Notions associées : hantavirus, souche Andes, zoonose, épidémiologie, rongeurs vecteurs, Ushuaïa, Institut Malbran, Terre de Feu.


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