Le 15 mars 2026, par Urbanitas.fr. Temps de lecture : deux minutes.
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Éolien en mer aux États-Unis
En mars 2026, le parc éolien en mer Revolution Wind a commencé à injecter de l’électricité dans le réseau de Nouvelle-Angleterre. Une mise en service qui intervient après une bataille juridique contre l’administration Trump, laquelle avait tenté de suspendre tous les grands projets éoliens maritimes américains.

Le 14 mars 2026, le groupe énergétique danois Ørsted a annoncé la mise en service partielle du parc éolien maritime Revolution Wind, situé au large de l’État du Rhode Island. L’installation, d’une puissance installée de 704 mégawatts, a commencé à fournir de l’électricité au réseau de la Nouvelle-Angleterre ; selon Ørsted, elle devrait à terme couvrir les besoins de plus de 350 000 foyers de la région.
Ce démarrage intervient après une série de turbulences administratives et judiciaires. En décembre 2025, le gouvernement fédéral américain, sous l’impulsion de Donald Trump, avait ordonné la suspension de tous les grands chantiers éoliens en mer en cours aux États-Unis, invoquant des préoccupations liées à la sécurité nationale. Revolution Wind figurait parmi les cinq projets visés par cette mesure conservatoire, aux côtés de Sunrise Wind et Empire Wind au large de New York, de Coastal Virginia Offshore Wind et de Vineyard Wind au large du Massachusetts.
L’ordre de suspension a toutefois été annulé par un juge fédéral en janvier 2026, permettant la reprise des travaux sur l’ensemble des chantiers concernés. Cette décision de justice a constitué un revers notable pour l’administration Trump, qui s’oppose de longue date au développement de l’éolien maritime : le président américain a publiquement qualifié les éoliennes de « monstres laids », estimant qu’elles dégradent les paysages et grèvent les factures énergétiques des consommateurs. Il avait notamment exhorté le Royaume-Uni, lors d’un déplacement sur l’un de ses parcours de golf, à cesser de subventionner ces installations.
Sur le plan capitalistique, Revolution Wind est détenu à parité dans le cadre d’une coentreprise (joint-venture) entre Ørsted, leader mondial de l’éolien offshore, et une filiale dédiée aux infrastructures d’énergies renouvelables du gestionnaire d’actifs américain BlackRock. Ce montage illustre la convergence croissante entre les grands fonds d’investissement institutionnels et la transition énergétique, dans un contexte où la rentabilité à long terme des parcs éoliens maritimes attire des capitaux considérables, malgré les vicissitudes réglementaires.
Pour Ørsted, la mise en service de Revolution Wind représente une étape importante dans un marché américain qui, malgré les résistances politiques, demeure stratégique. Le groupe danois, pionnier de l’éolien en mer à l’échelle mondiale, doit composer avec un environnement fédéral hostile tout en s’appuyant sur des engagements contractuels passés avec les États côtiers de la Nouvelle-Angleterre, favorables au développement des énergies marines renouvelables. La Nouvelle-Angleterre, région densément peuplée et fortement dépendante des importations énergétiques, considère ces parcs comme un levier essentiel pour diversifier son bouquet électrique et contenir la hausse des prix de l’électricité.
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