Le 18 septembre 2025, par Urbanitas.fr. Temps de lecture : trois minutes.
La vie dans la ville
Le 18 septembre 2025, par Urbanitas.fr. Temps de lecture : trois minutes.
Ressources minières et géopolitique
L’Union africaine étudie la création d’une coalition de nations productrices de métaux critiques pour promouvoir une coopération régionale et valoriser les ressources du continent. Cette initiative vise à réduire la dépendance mondiale envers la Chine tout en réclamant davantage de financements climatiques pour l’Afrique.
L’Union africaine (UA) a annoncé le 11 septembre 2025 son intention d’étudier la création d’une coalition de pays africains producteurs de minéraux essentiels à la transition énergétique. Cette initiative, qualifiée de « stratégie africaine pour les minéraux verts », vise à promouvoir une coopération régionale stratégique et durable tout en soutenant la création de valeur ajoutée sur le continent.
Cette décision s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu où l’Afrique, riche en métaux critiques comme le cobalt, le lithium, le cuivre et le coltan, souhaite reprendre le contrôle de ses ressources naturelles après des décennies d’exploitation par des puissances étrangères. Le continent détient une position stratégique dans l’économie mondiale de la transition énergétique, ces minéraux étant indispensables à la fabrication de composants pour l’armement, les téléphones mobiles et les véhicules électriques.
La Chine exerce actuellement un quasi-monopole sur ce secteur lucratif, situation dont les pays occidentaux, notamment les États-Unis, cherchent à s’affranchir en prospectant sur le continent africain. Washington s’intéresse particulièrement aux ressources de la République démocratique du Congo (RDC), qui possède l’une des terres les plus riches de la planète en métaux stratégiques, malgré les violences qui secouent le pays.
L’UA présente cette coalition comme un « véhicule permettant d’exploiter les vastes richesses minières de l’Afrique pour un développement résilient au changement climatique », sans toutefois préciser les modalités concrètes de mise en œuvre de cette initiative.
Parallèlement à cette annonce, l’Union africaine réclame des engagements internationaux plus forts pour combler le déficit de financement climatique. Mahamoud Ali Youssouf, président de la commission de l’UA, avait plaidé lundi au nom de la « justice climatique » pour obtenir davantage de fonds des pays pollueurs, rappelant que l’Afrique ne contribue qu’à hauteur de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre tout en subissant fortement les conséquences du réchauffement.
Un rapport récent de l’ONG Oxfam et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) illustre l’ampleur du défi financier. Les huit États membres de l’IGAD (Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Ouganda, Somalie, Soudan et Soudan du Sud) ont reçu ensemble 1,7 milliard de dollars par an en moyenne entre 2013 et 2022 en équivalents subventions pour l’aide climatique. Ce montant représente seulement 4 % des 41,8 milliards de dollars annuels que ces pays estiment nécessaires pour mettre en œuvre leurs plans d’action nationaux sur le climat jusqu’en 2030.
Lors de la COP29 organisée en Azerbaïdjan l’année dernière, les nations développées se sont engagées à fournir 300 milliards de dollars par an pour le financement climatique des pays en développement, un montant jugé largement insuffisant par les bénéficiaires. La prochaine conférence climatique COP30, qui se déroulera à Belém au Brésil en novembre 2025, aura notamment pour objectif de trouver des sources de financement alternatives pour combler ce déficit persistant.
Urbanitas.fr
Métaux critiques, Union africaine, transition énergétique, République démocratique du Congo, cobalt, lithium, financement climatique, COP30, IGAD
Économie et industrie | Le 3 avril 2026, par Urbanitas.fr.
Monde du travail | Le 2 avril 2026, par Urbanitas.fr.
Article | Le 2 avril 2026, par Urbanitas.fr.